Dimanche 11 octobre 2009 7 11 /10 /Oct /2009 16:02
 

Il y a des journées comme ça, où j'ai sincèrement envie de me faire du mal.
Un cercle vicieux, tu manges tu vomis, tu manges tu vomis...
allez hop ! un yaourt, trois biscuits. On se penche, ça sort. Et 5 minutes plus tard, à nouveau dans la cuisine...
C'est atroce. ça arrive rarement mais quand c'est une journée comme celle-là...

Une photo de moi, qui, sincèrement, me soupçonnerait boulimique?
L'anorexie m'a pourtant quitté (mais elle rode je le sens),
Je ne m'aime pas. 
Par Louby - Publié dans : pourquoi je crise
Voir les 2 commentaires - Ecrire un commentaire
Mardi 6 octobre 2009 2 06 /10 /Oct /2009 22:15


Le 6 Octobre. Non ! Impossible.
Je n'ai pas écrit depuis mi-août.
C'est le cosmos, le néant. Tout va trop vite.


Des nouvelles donc. Impossible de rattraper le temps passé. Perdu. Il me faudrait des mois d'écriture. Or si je n'écris pas, il y a une raison. Disons plutôt une raison principale : je suis en hypokhâgne.
Oui, moi qui marquais "hypokhâgne's dream" partout, qui me faisais critiquer parce que je n'ai vécu que pour ce passage durant quelques semaines, j'y suis enfin. Et je savoure. Oh que oui, je savoure.

Mais je n'ai pas le temps de raconter la prépa. Pas aujourd'hui. J'écoute le nouvau Muse en boucle depuis deux semaines, je suis ravie, aux anges. Mon troisième concert de ce groupe de génies est prévu le 17 novembre... *étoiles dans les yeux*

Mais Louby, c'est principalement un blog pour me libérer de mes TCA, de ce que je porte, que personne ne dois savoir, qui me fait honte... si honte...
Alors, où en suis-je? Me suis-je libérée de cette terrible période de boulimie qui m'a assaillit cet été? Arrive-je à gérer prépa et TCA? Et la relation avec ma mère, qui m'a découvert l'autre jour en train de vomir... comment réagit-elle maintenant?

Tant de questions... je n'aurais jamais la force d'y répondre ce soir, et je ne sais quand sera mon prochain passage. Je vais essayer d'en écrire un maximum, mais demain j'ai une khôlle de philo, et le travail m'appelle.

Alors voilà. La boulimie s'est calmée. Et l'anorexie me frôle, mais seulement 2-3 jours, pour laisser place à une crise. Ainsi, j'ai lâché prise. Je ne lutte plus. Plus la force, la fatigue me saisit et me tient les bras, m'empêche de réagir.
Alors quand je n'ai pas faim, ma bouche est close, je ne pense pas à ma santé et blabla, je regarde les autres manger et je ris dans ma barbe. Comme avant. Le dégoût de la nourriture est très puissant, les voir manger, ne serait-ce du pain, me dégoûte... 
Mon ventre est plat, mon poids descend (ou pas), mon humeur est au sommum, mon énergie déborde même si je n'ai pas fermé l'oeil de la nuit.

Et puis il y a la boulimie. Mia comme on l'appelle communement, et bizarrement j'aime garder cette appellation. Alors là, j'ai faim, et même si je mange, rien ne change. Comme si je tentais de remplir un puits sans fond. Aucune sensation de satiété, et des envies si sucrées... La nourriture me donne envie de vomir tellement elle me repousse, et voilà pourquoi là non plus je ne lutte pas. ça remonte. Soit. Tant mieux. 
Je me sens sale, horrible, grasse, et si mal... j'ai envie de purger mon estomac, de tout nettoyer avec un tuyau d'arrosage, pour qu'il ne reste plus la moindre miette dedans. Il faut que ça soit nickel, même si ça ne le sera jamais. Impossible.
Et puis comme à mes habitudes, besoin de rien. Je suis trop dégoûtée pour qu'elle reste en moi, ma gorge agit seule, elle fait remonter le gars, le sucre, le lait, les yaourt, les céréales, le pain... POUAH rien que de voir ces mots... elle se serre, elle me fait mal... et pourtant je les mange ces choses, quand j'ai faim... 

Je bois un café le matin. Je mange trop le midi à la cantine. Seul moment de détente. Et puis je mange 2 yaourt et un peu de pain le soir. Que je vire.
Résultat, un corps totalement perdu, qui ne maigris pas, ou qui maigris d'un coup, sans trop savoir pourquoi.
Je suis à 52kg. Je me trouve énorme. Je fais 1m65. Je me trouve grasse, grosse, je ne vois que cette chair autour de mes os, cette saleté sur mes cuisses... je n'en peux plus. Mais je n'y peux rien. Je ne veux pas retourner dans l'anorexie, même si cette pensée m'obsède. J'y pense sans arrêt. Le temps d'avant... celui où je me sentais si bien...
Je suis au bord des plus graves troubles jamais ressentis encore.
Et ces très fines marques blanches, si fines, si discrètes, si belles... sur le haut de mes poignet... 
il y a deux jours je me suis coupée avec une tasse que j'ai cassé dans l'évier, en la reposant trop brutalement. J'ai vu ce sang qui coulait... j'ai pris ma plume à callygraphie, je l'ai trempé dans la blessure, et j'ai écris avec... des mots... le mot sang...
J'ai lutté là, oui ça j'ai lutté. Et j'ai tenu. Ne pas retomber dans les profondeurs de mon passé, dans cette incroyable fascination qui me prenait quand je dessinais de fines lignes au dessus de mes doigts... J'ai tenu. Je tiens.
Mais mon coeur est sombre... et je ne sais pourquoi.
Et bien pourtant j'ai de quoi être heureuse... j'aime. Et je suis aimée en retour... et je n'ai à me plaindre sur aucun point... alors pourquoi...? je ne le sais...


Par Louby - Publié dans : sentiments
Voir les 0 commentaires - Ecrire un commentaire
Vendredi 31 juillet 2009 5 31 /07 /Juil /2009 11:28

Trapped.
Je suis piégée.
Mais...
J'ai toujours envie d'en sortir.


Description d'une journée,


Hier par exemple. C'est celle qui est la plus fraîche dans ma mémoire. Peut-être qu'en l'écivant, puis en l'analysant un peu, je pourrais y trouver les points faibles qui m'empèchent de réussir. Autant essayer.

Jeudi 30 juillet.
Je me lève à 13h30. Pourquoi si tard? Parce que je discute jusqu'à pas d'heure (c'est à dire environ 5h A.m) avec le jeune homme qui occupe mes pensées 24h sur 24... Je suis donc en Bretagne pour un mois, il me reste un peu moins de deux semaines. J'y passe du bon temps, je me repose (enfin, façon de parler ^^).

. 13h30 donc, je me lève, j'essaye d'émerger. Je vais embrasser mes grands parents qui s'étonnent toujours de l'heure tardive à laquelle je me réveille, moi qui était levée à 7h quand je venais chez eux il y a quelques années. Je n'avais pas encore découvert l'avantage d'avoir un ordinateur en illmité, sans les parents sur le dos.
Etant affamé, puisqu'en général je "régurgite" (j'ai dû mal à me faire au mot, mais c'est comme ça qu'on appelle les vomissements involontaires apparemment) la moitié de mon repas du soir. Je petit-déjeune donc dès mon lever, juste après m'être pesée (qui reste l'obsession première du matin). Composé en général d'un yaourt 0%, d'un mugg de café avec une goutte de lait et deux sucrettes, et de la brioche que fait ma grand-mère (spécialement pour moi...). Une fois finit, je débarrasse très rapidement, sentant déjà les premières bouchées de brioche remonter.

Première réflexion, donc, je suis esclave de mes vomissements involontaires, parce qu'ils me sauvent. De la honte,de la peur de grossir. C'est sur qu'en me forçant à m'allonger sur le dos une bonne heure, à garder ce que je mange, ils s'apaiseraient surement. Mais voilà, dès que jai mangé un truc un peu trop gras, trop sucré, ou tout simplment en trop grande quantité ( comme une pleine assiette de ratatouille il y a deux jours de cela), je laisse faire mon corps, et l'aide un peu même, avec ma gorge. Je peux très facilement faire remonter un bon quart de ce que j'ai mangé. Le reste, ou ça remonte une dizaine de minues plus tard, ou ça ne remonte pas.
Très souvent, quand je sens que ça remonte, je suis dans un état bizarre. Je m'arrête là où je suis, (en général devant la cuvette, puisque je prévois), et je faire les yeux, les bras légrement soulevés de mon corps. Je peux rester dix bonnes minutes comme ça, totalement coupée du monde exterieur, mon esprit uniquement concentré sur ce que je sens remonter dans ma gorge. Je pourrais le suivre avec mon doigt sur ma gorge. Et puis quand c'est assez haut, un petit coup de gorge et hop! Finit avec cette bouchée là.
Certaines fois, je sens que ça remonte, je me mets "en mode pause" comme ça, mais ce n'était que de l'air, je rouvre donc les yeux, et je m'aperçois que je suis là, debout, au milieu des escaliers... Faut que je fasse gaffe quand même :/

Après le petit dej (il ne me reste donc en général qu'un demi yaourt, un doigt dcafé et une bouchée de brioche, je passe une bonne heure dans la douche. L'après midi je m'occupe. Je travaille, trainaille sur internet, ou même je fais la sieste, ça m'arrive bien souvent. Jusquà 17h environ. Là, mon estomac se réveille. Il crit qu'il a faim. Soit je résiste, soit je mange et je perds mon temps à essayer d'en faire remonter. Je ne sais pas pourquoi, à cette heure-ci, ça ne "marche pas". Surement parce que je ne mange pas assez pour ça. Pourtant j'ai déjà réussi à faire remonter une micro tranche de pain, alors que je n'avais rien mangé avant. ça dépend des aliments, c'est sur, mais en général si je craque au goûter, c'est sur de la brioche, logique.

Donc, à ce stade, j'ai pas encore mangé grand chose dans la journée, si on compte ce que j'ai avalé et enlevé. Je m'arrange toujours pour me lever après le repas du midi de mes grands parents. Mais je n'y échappe pas le soir, et de toute façon, 20h30. J'ai faim.
C'est là que je mange trop. Surtout trop de pain beurre. Et je galère bien pour "ejecter ça" tranquilement, sans que mes grands parents se demandent pourquoi je débarrasse à fond-la-caisse pour monter en haut tout de suite et y rester une bonne heure avant de redescendre. Et bien je me rue sur l'ordi, la porte des toilettes ouvertes à côté. J'attends. Que cette horrible nourriture daigne remonter. Ce qui n'est pas toujours le cas.

Pour en revenir à la journée d'hier, j'ai mangé la part de quiche qu'avait fait ma grand mère, avec amour, ça lui fend toujours un peu le coeur quand je mange des tomates à la place de ce qu'elle a préparé... Alors je mange.. priant pour réussir à l'enlever après. Seulement hier, elle m'a fait un coup de garce. Après la quiche, elle a ramené une charlotte aux fraises, faite maison aussi, sur la table. Arg.
Une demi heure plus tard, j'avais le ventre vide. C'est sortit en trois fois, et sans aide, comme d'hab.
Et vlà, j'ai perdu 300 grammes. Pour une journée comme celle là (avec 1/2 heure de sport sur mon lit, je travaille abdos et fessiers) comme je fais le soir).

Je n'y arriverais jamais, je perds espoir. Je me trouve encore énorme. Je repousse ma guérison pour maigrir encore un peu... je suis à 53kg, alors que j'étais déjà mal à 48kg. Je suis qu'une fille avec du liquide graisseux autour de ses jolies cuisses.
Je hais mon corps. ça je pense que ça ne changera jamais.

Par Louby - Publié dans : pourquoi je crise
Voir les 1 commentaires - Ecrire un commentaire

Profil

  • Louby
  • Louby ou Crise de rétablissement.
  • Femme
  • Un blog dans le cosmos, à la recherche de la fin du néant. [Louby]

Recherche

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus