Samedi 18 juillet 2009
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Je réfléchis. Tout le temps.
J'ai abouti sur des chemins, des voies qui me montrent que guérir est possible, mais que je ne le veux pas. Je me donne des airs, j'écris que j'avance, mais au fond je coule. Des réponses qui me
viennent et me terrifient.
Je suis incapable de m'imaginer sans mes TCA. Je serais vide, mise à nue, sans rien. Je m'ennuirai dans cette vie fade et grisâtre. La mémoire se fait mauvaise, si je veux remonter dans le
passé... comment je vivais avant? Maintenant j e réfléchis, je programme, je planifie. Tout le temps, ma journée : quand puis je faire du sport? Où pourrais-je vomir?
Et puis là encore je fais fausse route.
Je ne vomis pas. Je fais comme les vaches, j'ai cette capacité à faire remonter les aliments de manière naturelle.
C'est simple. Je mange, même si ce n'est qu'un yaourt. Je bois un coup en même temps. Je débarrasse la table, bois un café ou pas, et pars faire mes petites activités. 10 minutes plus tard, je suis
debout face aux toilettes et je sens que ça remonte.
Tout seul. Je me penche.
Et le yaourt se trouve au fond des WC. Je n'ai rien besoin de faire. Et je peux choisir dans quel
ordre remonte les aliments. Exemple : je viens e manger une tartine de pain et une coupe de salade de fruits. Je suis allée au toilettes quelques minutes plus tard, et j'ai sortit le pain. C'est
dingue.
Je peux gérer le temps aussi. Exemple, hier soir on m'emmène à la crêperie (je suis en bretagne), on mange deux galettes et une crêpe. Il était 20h quand on a commencé à manger. 21h30 quand on a
payé. J'ai fait un saut aux toilettes pour enlever quelques bouvhées de ma dernière crêpe,
au cas où ça ne marche pas plus tard. On était dans la voiture, je saumnolais, rien ne remontait,
c'est psychologique, si je n'y pense pas vraiment, je digère normalement. Seulement je suis aussi capable (apparemment) de choisir si la digestion se met en route ou pas. 23h, alors que je remonte
à l'étage après avoir passé la fin de la soirée avec mes grand parents, je vais aux toilettes et je sors les deux galettes avec les champignbons et les ognons. Pourquoi je n'avais pas digéré après
plus d'une et demi ?
Je dois prendre sur moi quand je mange. Pour ne pas l'éjecter. J'ai peur de me faire prendre. En même temps c'est silencieux, ça prend 2 secondes.
Pour un repas normal il me faut plus de temps. J'élimine bouchée après bouchée, enfin que je dis une bouchée, c'est une grosse tartine de pain par exemple. Je fais remonter une bouchée, sans rien,
je sens dans ma gorge que ça remonte. Une fois que c'est dans ma bouche je vais aux toilettes et je crache. Je retourne à mes occupations et je sens, moins de 5 minutes plus tard qu'une bouchée est
remontée. Etc... Je m'interdis d'aller l'enlever. Souvent je ravale. Et ça remonte . et je ravale. Voilà pourquoi je me considère comme une vache. Je rumine en fait.
Je suis capable d'arrêter ce processus quand ça devient trop acide. ça fait mal alors je me force à ne pas faire remonter l'air dans ma gorge. ça ne remonte plus, du moins pas jusqu'à la bouche.
Dans je ne souffre pas de l'acide. Dans un elan de "je-veux-guérir" j'étais allée voir le médecin pour lui parler de reflux. J'ai eu le droit à des cachets pour digérer plus vite et des "pansements
gastriques", lmiquide à avaler après avoir mangé, qui tapisse l'estomac et la gorge et empèche tout reflux. Seulement je suis "tellement forte", que même ce liquide je le fais remonter avec tout le
reste. Je suis un cas desespéré. Je peux empècher que ça remonte, physiquement. Mais je me sens mal après avoir mangé du pain ou autre. J'ai toujours l'impression que j'ai trop mangé. Alors je
m'autorise (si c'est possible dans le lieu où je me trouve) à en éliminer un peu. Donc, il faut se l'avouer, psychologiquement, je suis loin de guérir...
Je n'avais jamais eu ça avant. ça fait maintenant 1 mois et demi que je vis avec. Avant je ne mangeais pas. C'était mieux. Moins chiant, yavait moins à calculer, moins à cacher. Puis j'ai
recommencé à manger et j'ai grossi. C'est apparu tout seul. J'ai sauté sur l'occasion, j'en ai profité. ça a empirer. Et voilà où j'en suis... alternant toujours avec des périodes (plus rares) où
je ne mange rien pendant des jours, incapable d'imaginer le moindre aliment en moi...
Je suis dans un monde parrallèle.
Quelques mots pour t'envoyer plein de courage, te dire que tu n'es pas fautive de ce qui t'arrives. Meme si ces remontées peuvent "t'arranger" en apparence... au fond tu sais bien combien ceci est nefaste pour ton petit corps... J'espere que tu sauras en parler à des proches ou à un medecin qui pourra t'aider.
Pour le moment je suis en "vacances " chez mes parents alors je ne peux pas trop etre sur le net. J'espere que nous pourront faire plus connaissances et partager par la suite. Je retourne chez moi debut septembre. J'ai cru comprendre que toi aussi tu etais avec ta famille en ce moment... Meme si ca n'est pas facil essaie de profiter des bons moments avec eux ou tes amis.
Courage. A plus.