Mercredi 22 juillet 2009
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Oui mon problème majeur est celui de la nourriture et des troubles qu'elle m'inflige. Mais il n'y a pas que ça dans ma vie, il se passe d'autres êvenements, d'autres contrariétés, et des joies
aussi, des peines, des sentiments, des folies... J'ouvre donc ce blog à ma vie, particulièrement aux trop forts sentiments qui me prennent jusqu'à venir me torturer.
Car si j'ai été sujette aux troubles du comportement alimentaires, c'est à cause d'une multitude de raisons, certaines depuis ma naissance, d'autres à cause de mes liens avec certaines personnes,
dans ma famille, dans mes amis.
La première raison vient de ma particularité à ressentir ce que j'ai en moi de manière très forte. Le stress, le bonheur, l'amour, l'amitié, la souffrance... ils me percutent, me torturent des
nuits entières, même les sentiments heureux, telle que la joie. Elle rend mon coeur fou, il bat la chamade, m'excite, me paralyse si je ne bouge pas. Je suis à moitié insomniaque, car une fois
seule avec moi même dans le noir, je pense. Beaucoup trop.
Deux mois durant, en commençant en mars, j'étais obligée de rallumer la lumière pour écrire frénétiquement ce que j'avais dans la tête sur une feuille (des feuilles plutôt). Mon poignet me faisait
mal, ma j'écrivais sans m'arrêter, me libérant. ça durait entre 1/2h et 2h. Quand plus rien ne me venait à l'esprit, je reposait mon stylo, et je m'endormais en même temps que j'éteignais ma
lumière. Je n'avais plus d'énergie à ce moment là, enfin vidée, enfin libre et la tête vide.
J'en ai parlé aux parents au bout de deux mois, n'en pouvant plus de ce rituel dont je commençais à devenir accro. J'ai évoqué la visite chez une psy, ils m'ont avoué avoir également eu l'idée.
C'est en mai que j'ai commencé. La première visite dura 1h. Elle voulait me connaître, elle n'a pas ouvert la bouche de l'heure. J'ai parlé parlé parlé, par associations d'idées, par jets de
souvenirs, par images et rêves... Quand elle m'a stoppé, j'avais la bouche et la gorge sèche. Je suis partie. Rentére chez moi, je n'ai même pas pû manger, je dormais déjà. Là encore, ça m'a
complètement vidé, de raconter tant de choses à cette femme que je ne connaissais pas. Elle a joué le rôle du papier. J'ai imprimé sur elle mes pensées et je suis rentrée la tête vide, ne pensant
plus à rien. Depusi que je la vois, je n'ai plus ce problème de pensées foisonnantes avant de dormir. J'éprouve encore du mal à m'endormir, certes, mais il n'y a aucune comparaison possible avec le
mois de mars.
C'est sur "Con-science" de Muse, mon groupe favoris, que j'écris ces quelques lignes.
Si je veux ouvrir ce blog, je me dois également de parler de mon entourage. je le ferais demain, je n'ai plus de force, écrire me libère mais me fatigue, me mets dans des états que moi seule
connais.
Prends soin de toi.