Description d'une journée,
Hier par exemple. C'est celle qui est la plus fraîche dans ma mémoire. Peut-être qu'en l'écivant, puis en l'analysant un peu, je pourrais y trouver les points faibles qui m'empèchent de
réussir. Autant essayer.
Jeudi 30 juillet.
Je me lève à 13h30. Pourquoi si tard? Parce que je discute jusqu'à pas d'heure (c'est à dire environ 5h A.m) avec le jeune homme qui occupe mes pensées 24h sur 24... Je suis donc en Bretagne
pour un mois, il me reste un peu moins de deux semaines. J'y passe du bon temps, je me repose (enfin, façon de parler ^^).
. 13h30 donc, je me lève, j'essaye d'émerger. Je vais embrasser mes grands parents qui s'étonnent toujours de l'heure tardive à laquelle je me réveille, moi qui était levée à 7h quand je
venais chez eux il y a quelques années. Je n'avais pas encore découvert l'avantage d'avoir un ordinateur en illmité, sans les parents sur le dos.
Etant affamé, puisqu'en général je "régurgite" (j'ai dû mal à me faire au mot, mais c'est comme ça qu'on appelle les vomissements involontaires apparemment) la moitié de mon repas du soir. Je
petit-déjeune donc dès mon lever, juste après m'être pesée (qui reste l'obsession première du matin). Composé en général d'un yaourt 0%, d'un mugg de café avec une goutte de lait et deux
sucrettes, et de la brioche que fait ma grand-mère (spécialement pour moi...). Une fois finit, je débarrasse très rapidement, sentant déjà les premières bouchées de brioche remonter.
Première réflexion, donc, je suis esclave de mes vomissements involontaires, parce qu'ils me sauvent. De la honte,de la peur de grossir. C'est sur qu'en me forçant à m'allonger sur le dos une
bonne heure, à garder ce que je mange, ils s'apaiseraient surement. Mais voilà, dès que jai mangé un truc un peu trop gras, trop sucré, ou tout simplment en trop grande quantité ( comme une
pleine assiette de ratatouille il y a deux jours de cela), je laisse faire mon corps, et l'aide un peu même, avec ma gorge. Je peux très facilement faire remonter un bon quart de ce que j'ai
mangé. Le reste, ou ça remonte une dizaine de minues plus tard, ou ça ne remonte pas.
Très souvent, quand je sens que ça remonte, je suis dans un état bizarre. Je m'arrête là où je suis, (en général devant la cuvette, puisque je prévois), et je faire les yeux, les bras
légrement soulevés de mon corps. Je peux rester dix bonnes minutes comme ça, totalement coupée du monde exterieur, mon esprit uniquement concentré sur ce que je sens remonter dans ma gorge.
Je pourrais le suivre avec mon doigt sur ma gorge. Et puis quand c'est assez haut, un petit coup de gorge et hop! Finit avec cette bouchée là.
Certaines fois, je sens que ça remonte, je me mets "en mode pause" comme ça, mais ce n'était que de l'air, je rouvre donc les yeux, et je m'aperçois que je suis là, debout, au milieu des
escaliers... Faut que je fasse gaffe quand même :/
Après le petit dej (il ne me reste donc en général qu'un demi yaourt, un doigt dcafé et une bouchée de brioche, je passe une bonne heure dans la douche. L'après midi je m'occupe. Je
travaille, trainaille sur internet, ou même je fais la sieste, ça m'arrive bien souvent. Jusquà 17h environ. Là, mon estomac se réveille. Il crit qu'il a faim. Soit je résiste, soit je mange
et je perds mon temps à essayer d'en faire remonter. Je ne sais pas pourquoi, à cette heure-ci, ça ne "marche pas". Surement parce que je ne mange pas assez pour ça. Pourtant j'ai déjà réussi
à faire remonter une micro tranche de pain, alors que je n'avais rien mangé avant. ça dépend des aliments, c'est sur, mais en général si je craque au goûter, c'est sur de la brioche,
logique.
Donc, à ce stade, j'ai pas encore mangé grand chose dans la journée, si on compte ce que j'ai avalé et enlevé. Je m'arrange toujours pour me lever après le repas du midi de mes grands
parents. Mais je n'y échappe pas le soir, et de toute façon, 20h30. J'ai faim.
C'est là que je mange trop. Surtout trop de pain beurre. Et je galère bien pour "ejecter ça" tranquilement, sans que mes grands parents se demandent pourquoi je débarrasse à fond-la-caisse
pour monter en haut tout de suite et y rester une bonne heure avant de redescendre. Et bien je me rue sur l'ordi, la porte des toilettes ouvertes à côté. J'attends. Que cette horrible
nourriture daigne remonter. Ce qui n'est pas toujours le cas.
Pour en revenir à la journée d'hier, j'ai mangé la part de quiche qu'avait fait ma grand mère, avec amour, ça lui fend toujours un peu le coeur quand je mange des tomates à la place de ce
qu'elle a préparé... Alors je mange.. priant pour réussir à l'enlever après. Seulement hier, elle m'a fait un coup de garce. Après la quiche, elle a ramené une charlotte aux fraises, faite
maison aussi, sur la table. Arg.
Une demi heure plus tard, j'avais le ventre vide. C'est sortit en trois fois, et sans aide, comme d'hab.
Et vlà, j'ai perdu 300 grammes. Pour une journée comme celle là (avec 1/2 heure de sport sur mon lit, je travaille abdos et fessiers) comme je fais le soir).
Je n'y arriverais jamais, je perds espoir. Je me trouve encore énorme. Je repousse ma guérison pour maigrir encore un peu... je suis à 53kg, alors que j'étais déjà mal à 48kg. Je suis qu'une
fille avec du liquide graisseux autour de ses jolies cuisses.
Je hais mon corps. ça je pense que ça ne changera jamais.