sentiments

Mardi 6 octobre 2009 2 06 /10 /Oct /2009 22:15


Le 6 Octobre. Non ! Impossible.
Je n'ai pas écrit depuis mi-août.
C'est le cosmos, le néant. Tout va trop vite.


Des nouvelles donc. Impossible de rattraper le temps passé. Perdu. Il me faudrait des mois d'écriture. Or si je n'écris pas, il y a une raison. Disons plutôt une raison principale : je suis en hypokhâgne.
Oui, moi qui marquais "hypokhâgne's dream" partout, qui me faisais critiquer parce que je n'ai vécu que pour ce passage durant quelques semaines, j'y suis enfin. Et je savoure. Oh que oui, je savoure.

Mais je n'ai pas le temps de raconter la prépa. Pas aujourd'hui. J'écoute le nouvau Muse en boucle depuis deux semaines, je suis ravie, aux anges. Mon troisième concert de ce groupe de génies est prévu le 17 novembre... *étoiles dans les yeux*

Mais Louby, c'est principalement un blog pour me libérer de mes TCA, de ce que je porte, que personne ne dois savoir, qui me fait honte... si honte...
Alors, où en suis-je? Me suis-je libérée de cette terrible période de boulimie qui m'a assaillit cet été? Arrive-je à gérer prépa et TCA? Et la relation avec ma mère, qui m'a découvert l'autre jour en train de vomir... comment réagit-elle maintenant?

Tant de questions... je n'aurais jamais la force d'y répondre ce soir, et je ne sais quand sera mon prochain passage. Je vais essayer d'en écrire un maximum, mais demain j'ai une khôlle de philo, et le travail m'appelle.

Alors voilà. La boulimie s'est calmée. Et l'anorexie me frôle, mais seulement 2-3 jours, pour laisser place à une crise. Ainsi, j'ai lâché prise. Je ne lutte plus. Plus la force, la fatigue me saisit et me tient les bras, m'empêche de réagir.
Alors quand je n'ai pas faim, ma bouche est close, je ne pense pas à ma santé et blabla, je regarde les autres manger et je ris dans ma barbe. Comme avant. Le dégoût de la nourriture est très puissant, les voir manger, ne serait-ce du pain, me dégoûte... 
Mon ventre est plat, mon poids descend (ou pas), mon humeur est au sommum, mon énergie déborde même si je n'ai pas fermé l'oeil de la nuit.

Et puis il y a la boulimie. Mia comme on l'appelle communement, et bizarrement j'aime garder cette appellation. Alors là, j'ai faim, et même si je mange, rien ne change. Comme si je tentais de remplir un puits sans fond. Aucune sensation de satiété, et des envies si sucrées... La nourriture me donne envie de vomir tellement elle me repousse, et voilà pourquoi là non plus je ne lutte pas. ça remonte. Soit. Tant mieux. 
Je me sens sale, horrible, grasse, et si mal... j'ai envie de purger mon estomac, de tout nettoyer avec un tuyau d'arrosage, pour qu'il ne reste plus la moindre miette dedans. Il faut que ça soit nickel, même si ça ne le sera jamais. Impossible.
Et puis comme à mes habitudes, besoin de rien. Je suis trop dégoûtée pour qu'elle reste en moi, ma gorge agit seule, elle fait remonter le gars, le sucre, le lait, les yaourt, les céréales, le pain... POUAH rien que de voir ces mots... elle se serre, elle me fait mal... et pourtant je les mange ces choses, quand j'ai faim... 

Je bois un café le matin. Je mange trop le midi à la cantine. Seul moment de détente. Et puis je mange 2 yaourt et un peu de pain le soir. Que je vire.
Résultat, un corps totalement perdu, qui ne maigris pas, ou qui maigris d'un coup, sans trop savoir pourquoi.
Je suis à 52kg. Je me trouve énorme. Je fais 1m65. Je me trouve grasse, grosse, je ne vois que cette chair autour de mes os, cette saleté sur mes cuisses... je n'en peux plus. Mais je n'y peux rien. Je ne veux pas retourner dans l'anorexie, même si cette pensée m'obsède. J'y pense sans arrêt. Le temps d'avant... celui où je me sentais si bien...
Je suis au bord des plus graves troubles jamais ressentis encore.
Et ces très fines marques blanches, si fines, si discrètes, si belles... sur le haut de mes poignet... 
il y a deux jours je me suis coupée avec une tasse que j'ai cassé dans l'évier, en la reposant trop brutalement. J'ai vu ce sang qui coulait... j'ai pris ma plume à callygraphie, je l'ai trempé dans la blessure, et j'ai écris avec... des mots... le mot sang...
J'ai lutté là, oui ça j'ai lutté. Et j'ai tenu. Ne pas retomber dans les profondeurs de mon passé, dans cette incroyable fascination qui me prenait quand je dessinais de fines lignes au dessus de mes doigts... J'ai tenu. Je tiens.
Mais mon coeur est sombre... et je ne sais pourquoi.
Et bien pourtant j'ai de quoi être heureuse... j'aime. Et je suis aimée en retour... et je n'ai à me plaindre sur aucun point... alors pourquoi...? je ne le sais...


Par Louby - Publié dans : sentiments
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Jeudi 23 juillet 2009 4 23 /07 /Juil /2009 00:49

Trop tôt pour dire que je m'en sortirais. Je suis encore bien jeune, j'ai du temps devant moi, de la maturité à prendre, de la volonté à acquérir, des vérités à révéler.
Trop tard pour dire que j'abandonne et que jamais je redeviendrais normale.

Aujourd'hui, alors que je ne sais plus trop si j'arrive réellement à suivre ceux que j'appelais "mes meilleurs amis", je réalise consciemment que la vie n'est qu'un changement perpetuel.  J'étais si proche d'Hadrien que j'avais l'impression que mon propre sang coulait dans ses veines, c'était indescriptible. C'est bouche bée, après avoir réfléchi, que j'ai réalisé qu'il était plus comme un frère qu'un ami. C'était mon meilleur ami, après deux ans, nous sommes sortis ensemble et moins de trois semaines plus tard, on savait déjà que ça ne collait pas. On était pas fait pour être ensemble. On a rompu tous les deux, et même le lendemain, il n'y avait aucun gène entre nous. Mais maintenant je sais. J'ai 18 ans dans quelques jours, il en a eu 16 il y a à peine deux mois, pour moi, c'est un frère. Mais c'est horrible !! De se rendre compte de ça 4 ans après...  de voir à quel point je m'étais trompé. J'ai passé les meilleurs week-end de toute ma vie avec eux, les meilleures fêtes, des trop bons délires, du délice pour les oreilles au son de leurs chnsons. Je les aime ! Mais comme des frères... je vais avoir du mal à le digérer...
Je n'ose leur dire que je les trouve changés, et que je me trouve changée aussi vis à vis d'eux. Je me sens beaucoup plus grande, mûre et je ne rentre plus trop dans leur délire. Je ne ressens plus le besoin de les voir tous les week end. ça me chagrine.

Niveau TCA aujourd'hui ça a été très moyen. Je suis en vacances, j'en profite pour me coucher entre 3 et 5h du matin. Ce qui me fait lever vers 13h. L'heure à laquelle mange mes grands parents chez qui je suis. Je vais me doucher. 14h, je prends un bol de céréales. 17h, un fruit pour tenir jusqu'au repas du soir. Il se passe devant la télé ici, petite torture puisqu'on ne regarde pas vraiment ce qu'on mange. Je mange trop le soir. C'est là que je suis faible. C'est après ce repas là que je lutte contre moi-même.
Ma grand mère est une gourmande, elle remange des gâteaux secs le soir, au moment où on se prend un thé. Elle rigole, elle est de bonne humeur, j'en prends avec elle. Facile, je remonte et avec le thé, ça remonte tout seul, c'est doux dans la gorge, pas d'acide qui brûle, c'est peu, une fois suffit. Et ma grand mère se rassure de ne pas me voir grossir malgré ce que j'engloutit le soir en se disant que je saute quand même le repas du midi.
Si elle savait... Même avec un seul repas je peux grossir, j'ai un corps complètement détraqué. Mais je le maîtrise encore, c'est ce que j'ai toujours cherché de toute façon. Quand je suis mal, c'est que je ne maitrise plus.
Ce soir, il est trop tôt pour dire que je maîtrise la situation, mais aussi trop tôt pour dire que je ne gère rien. Ma volonté grandit, ma determination avec. Sans parler de mon soutien.... Merci de tout coeur... mon meilleur ami.

Par Louby - Publié dans : sentiments
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Mercredi 22 juillet 2009 3 22 /07 /Juil /2009 01:44

Oui mon problème majeur est celui de la nourriture et des troubles qu'elle m'inflige. Mais il n'y a pas que ça dans ma vie, il se passe d'autres êvenements, d'autres contrariétés, et des joies aussi, des peines, des sentiments, des folies... J'ouvre donc ce blog à ma vie, particulièrement aux trop forts sentiments qui me prennent jusqu'à venir me torturer.

Car si j'ai été sujette aux troubles du comportement alimentaires, c'est à cause d'une multitude de raisons, certaines depuis ma naissance, d'autres à cause de mes liens avec certaines personnes, dans ma famille, dans mes amis.
La première raison vient de ma particularité à ressentir ce que j'ai en moi de manière très forte. Le stress, le bonheur, l'amour, l'amitié, la souffrance... ils me percutent, me torturent des nuits entières, même les sentiments heureux, telle que la joie. Elle rend mon coeur fou, il bat la chamade, m'excite, me paralyse si je ne bouge pas. Je suis à moitié insomniaque, car une fois seule avec moi même dans le noir, je pense. Beaucoup trop.
Deux mois durant, en commençant en mars, j'étais obligée de rallumer la lumière pour écrire frénétiquement ce que j'avais dans la tête sur une feuille (des feuilles plutôt). Mon poignet me faisait mal, ma j'écrivais sans m'arrêter, me libérant. ça durait entre 1/2h et 2h. Quand plus rien ne me venait à l'esprit, je reposait mon stylo, et je m'endormais en même temps que j'éteignais ma lumière. Je n'avais plus d'énergie à ce moment là, enfin vidée, enfin libre et la tête vide.
J'en ai parlé aux parents au bout de deux mois, n'en pouvant plus de ce rituel dont je commençais à devenir accro. J'ai évoqué la visite chez une psy, ils m'ont avoué avoir également eu l'idée.
C'est en mai que j'ai commencé. La première visite dura 1h. Elle voulait me connaître, elle n'a pas ouvert la bouche de l'heure. J'ai parlé parlé parlé, par associations d'idées, par jets de souvenirs, par images et rêves... Quand elle m'a stoppé, j'avais la bouche et la gorge sèche. Je suis partie. Rentére chez moi, je n'ai même pas pû manger, je dormais déjà. Là encore, ça m'a complètement vidé, de raconter tant de choses à cette femme que je ne connaissais pas. Elle a joué le rôle du papier. J'ai imprimé sur elle mes pensées et je suis rentrée la tête vide, ne pensant plus à rien. Depusi que je la vois, je n'ai plus ce problème de pensées foisonnantes avant de dormir. J'éprouve encore du mal à m'endormir, certes, mais il n'y a aucune comparaison possible avec le mois de mars.

C'est sur "Con-science" de Muse, mon groupe favoris, que j'écris ces quelques lignes.

Si je veux ouvrir ce blog, je me dois également de parler de mon entourage. je le ferais demain, je n'ai plus de force, écrire me libère mais me fatigue, me mets dans des états que moi seule connais.


Par Louby - Publié dans : sentiments
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  • Louby ou Crise de rétablissement.
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  • Un blog dans le cosmos, à la recherche de la fin du néant. [Louby]

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